Dernière mise à jour : Samedi 6 octobre 2012 - 12:48

Oriental : les infirmiers stagiaires montent au créneau

بتاريخ 6 oct, 2012 - بقلم Redaction

Ça va de mal en pis pour les Instituts de formation aux carrières de santé (IFCS) d’Oujda et de Nador. Les étudiants des 2e et 3e années tiennent des grèves quotidiennes et des sit-in en permanence soit au sein de leurs instituts ou au siège de la Direction régionale du ministère de la Santé. A tel point que depuis leur rentrée scolaire les cours sont carrément séchés. Le 2 octobre des représentants des deux Instituts de l’Oriental se sont réunis pour harmoniser leurs actions. En priorité, l’intégration rapide des lauréats qui attendent leurs affectations depuis juillet. L’élaboration d’un statut propre au corps des infirmiers avec des équivalences de diplômes en corrélation avec les années de formation. Chaque niveau de formation devrait correspondre aux diplômes universitaires LMD (Licence, master et doctorat). Pour se faire entendre, ils ne ratent aucune occasion. Ils l’ont exprimé haut et fort au Chef du gouvernement lors de sa dernière visite à Oujda. Ils en ont fait de même avec le ministre de la Santé qui vient d’ajourner sa visite dans la région. Une détermination qui va crescendo, et un sit-in national est même prévu samedi prochain à Rabat. Une opportunité pour les différentes commissions de coordination régionales d’accorder leurs actions. «Nous suivons une formation draconienne répondant aux standards exigés. Nous développons de réelles aptitudes pour être au niveau des attentes des citoyens lors de stages difficiles et des permanences de jour comme de nuit. Alors que l’accès aux instituts privés est tributaires des moyens financiers et pas de l’exigence en formation adaptée», explique Mohammed Hamid, membre de la commission de coordination d’Oujda.
D’autres stagiaires avancent que les candidats retenus lors des différents concours d’accès aux IFCS l’ont été à partir d’une présélection et d’un concours difficile qui trient à l’avance les profils convoités. «Cette année une candidate a passé ce concours avec 18 /20 de moyenne. Ceux qui ont plus de 15/20 sont légion. Nous devons être traités sur un pied d’égalité avec ceux qui ont obtenu le bac avec mention passable. C’est injuste. C’est un problème qui doit être résolu entre les ministères de l’Enseignement, la Santé et la Fonction publique», font-ils observer. Ceci dit, précisent ces protestataires, même les stagiaires du privé sont victimes car ils doivent verser entre 60.000 et 70.000 DH pour obtenir le diplôme d’infirmier. Eux aussi peuvent être recrutés, mais il faut trouver une formule juste qui prenne en considération le type de formation.

Ali KHARROUBI  // l’économiste